mardi 31 octobre 2006

Champignons


31 octobre 2006



Ce champignon s’appelle Phallus Impudicus (satyre puant) et quand j’étais petit, ma maman n’avait pas besoin de me mettre en garde contre : il puait horriblement.

Si vous projetez une sortie en forêt avec la ferme intention d’en ramener des champignons, autant aller quérir un initié. Un amical voisin qui arpente ladite forèt dans ce but depuis plus de 40 ans fera l’affaire, même s’il n’est pas facile à dénicher car les vrais amateurs préfèreraient partager leur appartenance à la Confrérie des Dépendants Sexuels plutôt que leurs meilleurs coins de cueillette. Arrivé sur les lieux, vous le suivrez pas à pas : il connait chaque parcelle domaniale et conserve la mémoire des espèces et des quantités récoltées en chaque lieu. Ca ne vous prémunira pas d’éventuelles trouvailles, telle cette éclosion de pieds de mouton non répertoriée sur ses cartes mentales, fruits d’une mystérieuse migration mycélienne. Mais en compagnie d’un tel guide, si vous rentrez bredouille vous pouvez être certain que de champignons dans cette forèt, pas plus que de beurre en broche il n’y a. Il vous indiquera d’un index nonchalant le chène situé à 400 mêtres de là en direction du nord-nord-est (et que vous êtes bien infoutu de discerner, tant il est parfois vrai que la forêt cache l’arbre) et vous dira “tiens là-bas il y a des chanterelles.” Vous franchirez l’espace qui vous sépare du chène dans vos bottes crottées d’incrédule, et vous tomberez sur les chanterelles. Il vous faudra vous baisser, car à l’oeil nu et à hauteur d’homme, rien ne distingue la chanterelle de la feuille morte, relativement abondante sous la futaie d’automne. Vous rapprochant du sol et retrouvant pour un instant le regard de l’enfant, vous accommoderez comme si vous vouliez décoder un stéréogramme et les champignons seront là. Ils y ont toujours été, en fait, mais vous n’étiez pas prèt. Par contre, au bout de quelques expéditions de cette nature, macache pour se ballader en forèt sans se surprendre à dévisager les feuilles mortes pour y surprendre la trompette des maures ou la girolle, même au printemps. C’est un peu la même chose qui arrive aux dépendants sexuels en sevrage : l’écran d’ordinateur est une réserve de femmes à poil, et qu’elles n’apparaissent plus engendre un malaise impalpable (en aucun cas merci).
Bref, vous voilà conditionné à un regard utilitaire sur la forêt, qui vous interdit l’accès au romantisme. De toute façon, le romantisme est une illusion engendrée par des voiles émotionnels non purifiés.
Je suppose qu’à côté de ça, un stage de préliminaires bouddhistes équivaut à regarder la carte de la forêt à la maison avec le voisin, si tant est qu’on ait des voisins tibétains octogénaires, ce qui n’est finalement pas plus dur à trouver que des amateurs de champignons prêts à vous faire partager leurs découvertes.

Commentaires

  1. >> l’écran d’ordinateur est une réserve de femmes à poil, et qu’elles n’apparaissent plus engendre un malaise impalpable.

    Mouais… Apparemment les ballades en forêt t’inspirent aussi, vu la photo qui illustre l’article.

    >> De toute façon, le romantisme est une illusion engendrée par des voiles émotionnels non purifiés.

    Non, non, désolé d’entrer dans une querelle de textes, mais le romantisme est absolu. C’est bien dit dans La Vie d’Einstein, du lama Goossens Rinpoché.

    Mais pour en revenir à ton article, j’ai eu l’occasion il y a un mois de faire une chasse aux champignons avec le beau-frère d’un ami, qui connaît parfaitement les bois au dessus de sa ferme. Ca ressemble tout à fait à ta description, en particulier le coup du grand chêne qui reste invisible tant qu’on est pas dessous. J’ai été très surpris de voir que les repères étaient surtout des arbres, comme s’il était plus ou moins admis admis que c’étaient eux qui pondaient les champignons.

  2. Et pour peu qu’on “leur” abatte l’arbre qui servait de repères à leurs déplacements, les devins mycologues redeviennent borgnes au pays des aveugles.
    Bien fait.

Charlie



J’ai reçu ce joke, avec une prière de faire suivre à mes correspondants.
Ca ne me fait pas rire, et ça me fait penser que l’insulte ravale manifestement l’insultant au rang de l’insulté. Ce qu’il faut penser de Sarkhozy est bien plus grave que de ricaner de ses motivations visant à compenser d’éventuels complexes ou handicaps personnels, et Philippe Val en parle très bien dans le dernier Charlie Hebdo (du 25 octobre), mais comme mon scanner est toujours cassé, il faudra aller l’acheter, et comme il parait le mercredi ça sera un peu tard.

Dans les années 70, Philippe Val était un chansonnier gauchiste acoquiné avec un pétomane (qui s’est révélé plus tard pédophile, mais qui avait écrit quelques sketches bien méchants pour Thierry Le Luron, et écrit quelques jolies chansons.)

Maintenant, il est rédacteur en chef de Charlie, et se prend pour un Juste. Je ne sais s’il s’en donne les moyens, je ne le connais pas personnellement. Mais on a le droit de changer, d’ailleurs tout change tout le temps.
Que nous soyons rentrés dans une période où racheter Charlie de temps en temps relève à nouveau d’une nécessité n’est pas bon signe.

Commentaires

  1. alors c’étais vraie l’histoire de sont pote pedophile!! le jour ou j’ai lacher charlie c’est quand il ont pondu un article sur le dalai lama… absolument
    immonde en expliquant qu’il avais rien a faire dans une conference sur les neuroscience et en regardans la petition contre ca venu qu’ils avaient “signé” ben on se rend vite compte qu’il yavais casiment que des chinois!!! un peut reac et pas franchement objectif charlie, le canard beaucoup plus marrant…

    Rédigé par: roul | le 31 octobre 2006 à 09:56|
  2. Charlie est un journal d’opinions, issu de la culture libertaire. Ils sont assez justes sur l’économique, le social et le politique, mais ils n’ont pas vraiment le choix de leur ignorance, entre autres dans le domaine spirituel.

    Rédigé par: john | le 31 octobre 2006 à 22:37|

vendredi 27 octobre 2006

Animal on est mal

Comme on a cassé la cuisine du haut et que, fidèle à mes habitudes, je m’y suis pris tard pour commander une nouvelle fenètre chez Lapeyre (trois mois de délai pour du sur-mesure), le chantier est bloqué jusqu’à mardi, date de l’installation de la fenètre, après quoi les hostilités du granitier pourront reprendre. En attendant, on mange en bas, dans le salon d’été qui se prète au jeu du salon d’hiver, orné d’une cheminée.
Mercredi après-midi je détecte des grosses traces de suie dans le foyer, alors je me dis que je devrais la faire ramoner, puis j’inspecte le conduit : j’entends une respiration et des bruits d’ailes.
C’est habité.
Flûte, me dis-je, un pigeon se sera réfugié là lors de la tempête, 2 jours plus tôt.
Et de prendre ma lampe frontale, et de mettre la tête dans le conduit comme dans Laurel et Hardy Ramoneurs (un de leurs meilleurs courts métrages ) pour voir à quelle hauteur s’est réfugiée la bête. Houlà, elle a l’air bien grosse pour un pigeon.
Je trifouille le conduit avec un bâton, l’oiseau déshydraté par sa réclusion a du mal à échapper à cette intrusion. Il a de bien grosses serres pour un pigeon.
Bon allez, des gants de jardin, des lunettes de protection, un vieux sac de couchage et j’enfourne mon bras aussi haut que je peux… j’attrape une aile, je tire… deux yeux énormes au milieu d’une face lunaire me scrutent. Un hibou ! on a un hibou vivant et fort mécontent dans la cheminée !
Plus question de l’enfumer ou d’attendre qu’il crève pour l’extraire.
J’en connais un qui a du bol qu’on vive en bas en ce moment.
Sinon, seule la puanteur aurait fini par attirer notre attention.
Mais le conduit fait 8 mêtres, et je ne sais pas trop comment le rapace peut réagir à mes embêtements, il peut échapper indéfiniment à mon bambou long de 2 mêtres seulement et se laisser crever dans la cheminée au lieu de se rendre à l’ennemi.
En plus, je suis rentré déjeuner mais j’ai juste le temps de prendre une douche (je suis crépi à la suie) et de retourner bosser.
J’appelle les pompiers, qui acceptent de se déplacer malgré l’incongruité de la demande, et je repars au travail.
Ma femme raconte que pas très rassurés eux non plus, ils se sont caparaçonnés des pieds à la tête avant de récupérer la bestiole et de la relâcher par la fenètre : elle est tranquillement repartie vers le bois qui jouxte la propriété d’où elle lance chaque nuit ses longs hululements, qui réveillent toute la maisonnée sauf moi, qui ai le sommeil plutôt lourd.
Que j’aie un hibou dans la cheminée, sur le plan métaphorique tout le monde était au courant, mais déplorons l’absence de photo du sauvetage de la pauvre bête, dû à la médiocrité du réflexe "couverture médiatique" de la gent féminine.
Cette nuit j’ai rêvé que lors d’un trajet en voiture, je dépassais un camion de pompiers en feu et culpabilisais de ne pas les secourir.
Quelqu’un me le faisait remarquer : "je comprends pas comment john, toi qui es bouddhiste…" et je le reprenais immédiatement : "non, je ne suis pas bouddhiste, je le serai si je me mets à pratiquer, et encore…"

Commentaires

  1. ceci étant dit c’est quoi etre bouddhiste si ce n’est une etiquette de plus… deja la pornoique elle est bien lourde a porter…

    Rédigé par: roul | le 27 octobre 2006 à 16:07|
  2. entendu pendant mon stage :
    “Everyone who takes refuge in the buddha can be buddhist.”
    évidemment, si tu fais tiennes les quatre noble vérités, après y vaut mieux te trouver une tradition dans laquelle pratiquer, si tu veux pas finir comme je commmence ;-)

    Rédigé par: john | le 27 octobre 2006 à 16:51|
  3. ben je veux bien, comme bouddha étais pas bouddhiste commencer deja par un paradoxe c’est trop ;-)

    Rédigé par: roul | le 27 octobre 2006 à 16:53|
  4. Etre bouddhiste c’est entraîner son esprit avec méthode et patience, ce qui est autrement plus difficile que de porter une étiquette. C’est comme d’élever une horde d’enfants démoniaques.

    Rédigé par: flopinette | le 28 octobre 2006 à 06:48|
  5. Oh! Un mignon hibou! Il était petit ou gros ? J’adore ces bestioles! :)

    Rédigé par: Dado | le 28 octobre 2006 à 17:46|
  6. c’était un gros, sinon il se serait débrouillé pour sortir tout seul. Je peux pas te dire de quelle marque, j’étais reparti faire l’actu locale à france 3… j’aurais mieux fait de les appeler, on aurait fait un petit sujet vidéo que j’aurais mis sur le blog.
    Où l’hibou niche-t-il ?
    La pie niche haut,
    l’oie niche bas,
    l’hibou niche ni où niche la pie, ni où niche l’oie, l’hibou niche dans la ch’minée, ni haut ni bas !
    (exercice de diction bien connu)

    Rédigé par: john | le 29 octobre 2006 à 00:41|

Joyeux moisiversaire

le meilleur skeud de Ramon Pipin, gourou de secours du groupe "Au bonheur des dames"
© Ramène Dupin

Il y a un an, je démarrais ce blog consacré à la cyberdépendance sexuelle.
Comme le dit quelqu’un sur le forum, ce n’est pas le sillage qui fait avancer le bateau, mais quand même, souvenons-nous que l’avantage de l’enfer du porno sur le Samsara, c’est que l’enfer du porno, on peut en sortir.

Poiur mémoire, rappelons que le Samsara désigne littéralement « le cercle vicieux, terme qui embrasse tous les modes d’existence vécus sous l’emprise de l’ignorance et du karma, et susceptibles de produire de la souffrance. Tant que l’éveil n’est pas actualisé, il y a transmigration du principe conscience chargé d’empreintes karmiques de vies en vies. La vie dans le samsâra est décrite comme une errance sans fin. Le Samsara, c’est aussi un bistrot à Nantes, mais je n’y suis jamais rentré.
Sur l’ancien forum avait été forgé ce vocable affreux, le moisiversaire, qui nous permettait de nous réjouir du nombre de mois d’abstinence continue des sevreurs persévérants. La première année, y’a pas eu beaucoup d’élus sur la durée. Aujourd’hui, il semble que nous soyons en train de créer un égrégore, et beaucoup d’entre nous dépassent les 6 mois, qui étaient alors terra incognita.


Commentaires

  1. Sur l’égrégore, je pense que tu as parfaitement raison, et c’est pour ça que je suis dégoûtée de faire le sillage pour la pratique, parce que je sais pertinemment que pour ceux qui suivront ça sera plus facile. J’ai l’impression de creuser un tunnel dans du granit, là, et que les mecs ils attendent derrière que ça soit fini.

    Rédigé par: flopinette | le 27 octobre 2006 à 12:37|
  2. pourquoi dégoûtée ?
    dégoûtée que ça soit tombé sur toi ? avais-tu vraiment le choix ? l’as-tu aujourd’hui de faire autrement ?

    Rédigé par: john | le 27 octobre 2006 à 13:55|
  3. Non, dégoûtée parce qu’à plusieurs ça serait plus facile. Mais, il faudrait faire des études historiques pour le confimer, il semblerait qu’un sillage doive être fait par une seule personne.

    Rédigé par: flopinette | le 28 octobre 2006 à 06:46|
  4. >> Il semblerait qu’un sillage doive être fait par une seule personne.

    C’est bien possible, ils n’étaient pas plusieurs Christophe Colomb à se trouer le Q pour découvrir l’Amérique…

    Intéressant ce que tu dis John sur l’égrégore du forum. Sur les forums de rêve lucide, c’est pas rare qu’à partir du moment où quelqu’un fasse un truc, les autres le fasse même sans faire exprès. Et quand il est cru au contraire qu’un truc est impossible, on a alors de grosses difficultés.

    Et ça me rappelle un article récent où un scientifique émet l’hypothèse - après une expérience assez mal foutue, il faut le dire - que les gens ont tendance à adopter inconsciemment le but qu’il estiment être celui des personnes à coté ; c’est-à-dire le but vers lequel ils les voient tendre.

    Donc si les forumeurs estiment que le but des autres est essentiellement de se faire mousser en disant: “J’ai essayé, c’est trop dur, ce truc c’est pire que l’Everest, qu’est-ce que j’en ai chié” ou encore “non, c’est pas toi, c’est moi la plus grosse des merdes du monde”, parce que c’est plus glorifiant que de dire: “euh… j’ai réussi du premier coup, où était la difficulté ?”, il vont poursuivre ce but.

    Mais s’ils voient que le but du forum, c’est de rompre avec leur habitude, et que les autres forumeurs tendent à cela, alors ils vont faire pareil.

    Rédigé par: Dado | le 28 octobre 2006 à 17:38|
  5. Ben moi je te félicite, John ! Car le douxième moisiversaire, c’est un ANNIVERSAIRE et ça se fête car on est beaucoup moins moisi qu’avant !
    En plus, on bénéficie de ce “détachement” par rapport aux images qui permet de freiner à temps lorsque le regard tombe sur une paire de çi ou de ça en surfant !

    Rédigé par: orroz | le 03 novembre 2006 à 09:14|

mardi 24 octobre 2006

buzzin’ like a fridge


Après avoir explosé le disque dur sur lequel résidait mon dossier système Mac OS 9.2.1,
impossible de retrouver un driver potable pour mon scanner datant de 1812.
Autant pour mes crises de goossenite aigüe, dont nous devrons dorénavrant nous passer, ainsi que mes pochettes de disques rares, qui ne me ramèneront pas mes 20 ans, propos dont la pertinence m’échappe vu que j’avais quand même le cerveau moins clair qu’aujourd’hui, pour autant que je puisse en juger.
La semaine dernière j’ai regardé " Pink Floyd -The Wall" le film d’Alan Parker, avec mon fils.
Je ne l’avais pas revu depuis sa sortie.
En morbidité névrotique & ridicule, ce films bat tous les records.
Adapter un livre au cinéma, c’est déjà assez risqué, mais alors un disque, le lyrisme complaisant du Floyd période phase terminale passé à la moulinette du roi du cinéma - où- tous - les - coups - sont - permis - pourvu - que - ça - fasse - de - l’effet, c’est assez gratiné.
Evidemment, Hugo a adoré : on y voit des lycéens brûler des lycées.
Ca parle de Syd Barrett le joyeux mort-vivant (il a passé les 35 dernières années de sa vie chez môman parce qu’il avait bloqué un acide en 69) et ça perd plus d’une roue sur le thème "comment faire pour continuer à vivre quand on est une rock-star dépressive dont la mère a muré tous les espoirs et que papa est mort à la guerre ?"
On s’en est remis dès le lendemain avec Mirrormask, transposition assez réussie par Neil Gaiman et Dave Mc Kean des univers qu’ils exploraient jusqu’àlors par le biais de la bande dessinée et du livre pour enfants. L’éternel combat entre l’obscurité et la lumière, uniquement départagés par le nombre de calques photoshop qui les séparent.
Ambiance "le roi et l’oiseau" pour grands enfants et vieux adultes.
En France Mirrormask vient juste de sortir en dévédé, c’est de l’avoir vu sur les rayons du Super U qui m’a donné envie de le regarder car je l’avais téléchargé il y a bien trois mois et je l’avais rangé en vrac dans le placard à DivX, avec les 500 autres films à regarder "quand j’aurai le temps". (comme la pratique bouddhiste et l’arrêt du tabac).
Et comme mon blog semble être devenu un masque-miroir dans lequel je me re-connais, bien qu’assez déformé par icelui, je pense que nous allons au-devant d’une grève sauvage et reconductible sans négociation préalable avec les partenaires sociaux.


Commentaires

que de blagues , d ‘ humour a 2 balles
c est une honte!!!!!!!!!
troude………

Rédigé par: lolo | le 24 octobre 2006 à 18:43| Alerter

dimanche 22 octobre 2006

Karma Police


3 kgs de paupière en trop à chaque oeil, il me faut une greffe d’orgasmes.

Envoyez vos chèques à Tabac Info Service.

Lire des blogs, disait Moebius dans Viper (le trimestriel de la dope qui stupéfie,1984-1986), c’est comme traverser l’Egypte sans descendre du bus. Bon, en fait il parlait de la drogue, mais maintenant que le concept de toxicomanie sans produit a fait son petit bonhomme de chemin parmi les addictologues, on peut risquer cette généralisation hâtive)

Ma femme est réticente à ce que je mette mes films en ligne sur youtube. Elle a peur des dérives.
D’ailleurs je ne l’avais pas mise au courant, elle est tombée dessus par hasard. Je n’ai pas à m’inquiéter des conséquences sur mon couple de toute manoeuvre à tendance non-honnête voire carrément chelou que je tenterais dans un moment d’imbécillité rognonesque d’effectuer sur mon ordinateur : par le simple jeu des forces karmiques, ma chérie est mise au courant dans les 48 heures au plus tard. Elle était d’autant plus inquiète que quand elle est tombée "par hasard" sur "encore raté" dans youtube, il jouxtait par la magie des mots clés une vidéo signée d’un john pas très warsen qui retraçait les aventures d’un doigt dans un cul avec moult cris et chuchotements, et sur le coup elle s’est demandée si je n’en étais pas le metteur en obscène.
C’est mon manque total de réaction émotionnelle à l’énoncé des faits qui l’a convaincue spontanément que y’avait pas de quoi être enduite en horreur.
C’est vous dire à quel point dans ma maison la confiance n’exclut pas la vérification, mais comme mes incartades passées sont à l’origine du truc, je ne vais pas m’en plaindre. D’aucuns diront même que je n’ai aucun mérite à rester propre si la loi de causalité m’apporte la cata at home dès que je fais mine de chevaucher la ligne blanche.

Je n’ai pas eu le temps de vérifier si ladite vidéo d’humour proctologique était un joke idiot genre vidéo gogue car entretemps les flics de la Youteub Police ont retiré le film de la circulation, et maintenant si je voulais m’en assurer il faudrait que je certifie auprès de Youteub que je suis majeur etc, or d’une part rien n’est moins sûr et d’autre part je n’ai pas du tout envie d’avoir accès à des vidéos qui me rappelleraient ma jeunesse.

En tout cas, les pédophiles qui se branleraient sur les films de john warsen, sincèrement je les plains. Faut vraiment pas avoir grand chose à se mettre sous la dent.


Karma police, la vraie



Commentaires

  1. J’ai toujours été perplexe quand à l’utilité de mettre sont images à disposition des autres…

    sinon excellent le clip video..

    ps : ca va pour la clarté??
    sinon pour les fautes d’othographe, aprés mon seuvrage je m’achette un becheraille un bescherel bescherelle , un bai-cheurel, un bio aschrail..
    quoi un truc pour comuniquer avec mes semblables ;-)

    Rédigé par: roul | le 23 octobre 2006 à 14:13|
  2. ben moi aussi ça me hareng perplexe, c’est pour ça que je le fais : pour voir ce que ça fait.
    Je disais hier à dado “Je persiste à croire que je fais semblant.”
    Semblant de quoi ?
    Ben je sais pas. Semblant de croire que je fais semblant ? c’est possible. Peut-être à force de jouer les nains posteurs sur son blog.
    Auquel cas faut s’attendre à me voir pondre des articles sur les nains postures et les les usurpations d’identité.
    Je pense sincèrement que je ferais mieux de pratiquer les préliminaires du dzogchen qui m’ont été transmis, sinon même moi je vais finir par ne pas piger ce que j’écris.
    on va dire que c’est ma conclusion allusive du soir.

    Rédigé par: john | le 23 octobre 2006 à 22:32|
  3. D’ailleurs je ne l’avais pas mise au courant

    T’as pas lu la notice.
    C’est pourtant écrit en clair: “Branchez sur une prise éclectique”

    Rédigé par: KlöD | le 20 novembre 2006 à 10:59| Alerter

samedi 21 octobre 2006

Pseudos

Depuis qu’on sait que Frantico n’est pas un onaniste velléitaire jouant la carte d’une certaine honnèteté mais le pseudonyme utilisé par Lewis Trondheim pour sortir un peu des nouveaux sentiers (qui de ce fait se sont à nouveau retrouvés balisés ! ) de la figuration narrative, la France respire. C’était juste une mystification à la Gary/Ajar.
D’ailleurs, maintenant que tout le monde le sait, on peut s’amuser à repérer ce qui ressort de la technique, du lâchage et de la trouvaille : Frantico, c’est un personnage de fiction concernant une certaine frange de la jeunesse, abordé à travers les habituels filtres corrosifs, on devrait peut-être dire la moulinette Trondheim. Il ne fait qu’appliquer ses recettes habituelles à un sujet sur lequel on ne l’attendait pas.
Recettes qui ont dû finir par le gonfler, car Trondheim était devenu au fil des albums de Lapinot, sa création phare, une sorte de moraliste lowfi, c’est pourquoi à mon avis il a zigouillé son personnage principal au bout de 9 épisodes.
La série où il se tire le mieux de ses propres rationalisations, c’est Donjon, avec Sfar, mélange d’héroïc fantasy et de monty python.
Si un réalisateur talentueux s’en emparait ça ferait passer le Seigneur des Anneaux pour un docu-fiction un peu empesé et pontifiant.
Dado, l’obsédé de la conclusion non-allusive, devrait jeter un oeil sur le blog de Trondheim qui est auto-effaçable : les pages les plus anciennes disparaissent progressivement à notre regard, comme quand on se déplace dans un paysage.
Trondheim est le pseudonyme de Laurent Chabosy, qui lui n’a sans doute rien à dire, comme le gars qui se planque derrière John Warsen.
Depuis cette histoire, je finis par me demander si Moebius n’est pas le pseudonyme de Jean Giraud, le dessinateur de Blueberry, qui cohabiteraient avec plus d’harmonie du fait de n’avoir pas à vivre cachés l’un de l’autre.


Commentaires

  1. >> Dado, l’obsédé de la conclusion non-allusive.

    Euh… c’est quoi une conclusion non-allusive? J’aimerai bien avoir la réponse pour savoir à quoi je suis obsédé.

    Pour Moebius-Giraud, tout le monde sait que c’est le même dessinateur. Et vu que tu t’intéresses beaucoup à la BD, et que ça paraît un peu gros que tu essaies nous fais marcher, je suppose que ça doit un nouveau style de conclusion.

    Rédigé par: Dado | le 22 octobre 2006 à 20:06|
  2. le dimanche, je fais du lobbynage et du taquining.
    La conclusion allusive est le contraire de la conclusion conclusive : on attend la suite car on sent que c’est pas fini, que ça ne saurait l’être.
    Moebius/Giraud, ça m’a frappé d’un coup qu’il était le seul parmi cette bande de canaillous à avoir annoncé la couleur d’entrée de jeu, d’ailleurs des fois on ne sait plus trop lequel des deux on est en train de lire.

    Rédigé par: john | le 22 octobre 2006 à 21:48| Alerter

mercredi 18 octobre 2006

Peur de la mort, mon cul




Toujours dans les films pour marchands de pizzas jusqu’au cou, mais il ne faudrait pas se laisser noyer sous des flots de sauce tomate sans réagir.
Quelqu’un sur le forum des dépendus notait l’autre jour que le cyberX lui semblait "lié à une sorte de comportement suicidaire dû paradoxalement à une peur de la mort."
Pour moi cette peur de la mort traduit en fait une peur de la vie, ou plutôt un obscurcissement ou ignorance sur ce qu’elle est et ce qu’on est venus y faire.
Dimanche soir en bossant un peu l’allemand avec mon fils, j’ai une fois de plus constaté son incapacité à manier les rudiments de la langue de Goethe, qui se présente comme un jeu de légos sans grande fantaisie quant à la structuration grammaticale des propositions interro-négatives, pour ne rien dire de la rugosité lexicale ou de la soumission de son professeur à des diktats issus d’un autre âge; d’accord, c’était sans doute une connerie de lui faire prendre allemand première langue, alors qu’avec l’initiation Pink Floyd que je lui ai fait suivre, il est tiré d’affaire en anglais, puisque son intérèt est suscité. Mais l’allemand, avec sa dyslexie dysorthographique - quels mots savants ils ont inventé pour décrire des gamins déficients à l’écrit - c’est un peu trop schwer pour lui, et bien qu’il engloutisse le PNB d’un petit état africain en cours du soir, c’est pas avec ça qu’il va remonter sa moyenne générale.
Est-ce que je vais pour autant me lamenter d’avoir été absent pendant les 24 heures de souffrance foetale qui ont précédé sa naissance et qui l’ont peut-être prédisposé à subir cette affection pas trop rare - du fait d’avoir fêté un peu trop fort et en avance sa venue au monde, ne réintégrant la clinique qu’à l’heure fatidique où il me fallut sectionner le cordon ombilical quasiment avec les dents tellement ma main tremblait en tenant les ciseaux du fait d’une gueule de bois carabinée ?
Regretter d’avoir choisi de le mettre dans une classe de germanistes où j’espérais qu’il serait tiré vers le haut s’il s’y faisait des potes ?
Flipper sur son avenir ?
Rêvasser sur sa scolarité dans le primaire, qui fut bienheureuse, à tel point qu’on ne détecta sa dysorthographie - putain, rien que le mot c’est un test pour savoir si tu en souffres - qu’au cours de sa sixième ?
Allons donc.
La nostalgie est une fuite moins voyante que la culpabilité, mais non moins réelle.

Elle gît là, la peur de la vie, tapie dans les plis d’un repli -une retraite pas du tout spirituelle- sur des gravats dans une maison vide. Embusquée dans sa toile, la peur nous attend, tel le perroquet lové dans son sac de couchage qui tente d’engourdir le client par ses billevesées pour l’enrôler ensuite dans ses casernes tantriques. Il suffit pour lui céder de se sentir fatigué, par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de l’information, alors qu’il cherche une citation qu’il ne retrouve pas. Il suffit d’un site web abandonné, et d’un homme que le manque de sommeil a rendu trop las pour continuer son googlage. (merci dado !)
La compulsion pornoïque, comme le dit une revenante plus fantomette que fantomatique sur le forum suce-cité, c’est "1 - j’essaie de me retenir, 2 - je craque, 3 - porno porno porno, 4 - je vais me coucher en me sentant comme une merde. Pour moi, un jour il y a une petite phrase qui m’est venue en tête : mais enfin, QUI t’oblige à faire ça ? Tu es libre ou pas ? Tout de même, y a personne qui te FORCE à faire ça ??"
Une autre amie me dit :"Dépendance aux autres, toujours le même terrain miné."
Et pourtant, très peu d’espoir de s’y faire sauter, parce que c’est nous qui avons placé les mines et qu’on sait les désamorcer quand c’est vraiment important.
Un autre, qui a essayé au moins aussi longtemps que moi de faire le malin avec ses déficiences, en récolte des fruits existentiels si âcres qu’il s’interdit de m’en décrire le goût, dont je me doute néanmoins et m’inspire pour seule réponse : tant que nous attribuons aux circonstances extérieures le pouvoir de nous faire tomber du coté de la confiture, on l’a dans le cul. (enfin je lui ai benné un camion de flo pour faire bonne mesure, mais je réserve ma gentillesse pour ceux qui en ont vraiment besoin)
Et pour chacun de nos scénarios-catastrophes, il y a un antidote, qui s’ancre avec la pratique, et que personne ne peut faire découvrir à ses camarades, mais dont l’existence se propage par la rumeur que certains l’ont trouvé pour eux.
Un fameux poème du XIIIème siècle en fait déjà état :
"Une joie, une déprime, une bassesse,
une prise de conscience momentanée arrive,
Tel un visiteur inattendu.
Accueille-les, divertis-les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
et la vide de tous ses biens.
Chaque hôte, quel qu’il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
A de nouveaux ravissements.
Les noires pensées, la honte, la malveillance,
Rencontre-les à ta porte en riant
et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu’il soit.
Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà."

Plus près de nous, il y a les vieilles vidéos de John Warsen.


Commentaires

  1. Je suis tombé par terre,
    C’est la faute à Warsen,
    Le nez dans le ruisseau,
    C’est la faute à…

    nan jdeconne…

    le camion de flo est difficilement saisisable… ;-)

    quand je lit
    “lié à une sorte de comportement suicidaire dû paradoxalement à une peur de la mort.”

    et
    “Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà”

    je peux m’empecher de penser qu’un a peur de mourir, et ce shoot pour masquer cet peur l’autre
    na plus peur et s’occupe de ce qui l’entoure…

    Rédigé par: roul | le 20 octobre 2006 à 12:04| Alerter
  2. Peur de la vie, on se retrouve devant elle, quand elle se pointe avec “une joie, une déprime, une bassesse”, comme une poule avec un couteau, et on cherche ailleurs, en oubliant qu’ailleurs de la vie, ben y’a que la mort. C’est pour ça que le flirt avec le virtuel est dangereux.
    Se coltiner le concret, en sachant que dans le noir, ya toujours du blanc, voilà la seule piste possible.

    Rédigé par: Bruno | le 20 octobre 2006 à 17:32|
  3. roul, j’ai toujours du mal à te lire sans décodeur. Un petit effort sur la syntaxe et l’orthographe, s’il te plait.
    Je suppose que plein de gens ont du mal à biter ce que j’excave, mais c’est pas parce qu’on est plus nombreux qu’on a plus raison.
    Le camion de flo est garé là :
    http://blog.france3.fr/blogchen/index.php/2006/01/04/16048-le-choc-des-pensees
    Bruno, je crois qu’il s’agit de se jeter sur le couteau, mais sans se blesser.

    Rédigé par: john | le 21 octobre 2006 à 00:18|
  4. La recette de la digivolvation sur trouve dans “La machine” de R. Belletto (Folio). Petit extrait : “(…) ce que Marc ait pris l’habitude d’entendre par substance psychique : quelque chose qui n’était pas la matière, qui n’était pas non plus l’âme, mais qui aurait manqué à un esprit pur, à une quelconque déité – quelque chose qui n’était pas sans rapport avec cette « corporéité positive » que le théologien allemand Jakob Böhme nommait précisément Wesen, « substance », et qui définit l’homme, l’être véritable. Or cette substance, même si elle conservait en tant qu’influx nerveux une force qui permettait à Marc d’en apprivoiser une partie suffisante, perdrait ses caractéristiques spécifiques hors du cerveau qui la produisant, l’émettait, l’exhalait. Elle n’était pas plus qu’une force sans contenu, un influx vide, elle devenait inutilisable. D’où la nécessité d’une combinaison originale, nouvelle (…)”

    Rédigé par: Vincent | le 31 janvier 2007 à 01:25| Alerter

lundi 16 octobre 2006

la précieuse existence humaine


Quand je pense aux centaines de millions d’années où je n’ai pas eu l’occasion de l’ouvrir et aux autres centaines de millions d’années où je l’aurai définitivement fermée, je me dis que je n’ai pas le droit de perdre mon temps à raconter des conneries.
Oups.

samedi 14 octobre 2006

Le paradis des enculés alcooliques






33 export : on peut rester actif après une bonne bière !
© collection privée de désert
Je n’y peux rien, Etienne Liebig, le célèbre inventeur de la saucisse-purée en boîte, me fait rire.
Attention, son blog est déconseillé aux sevreurs de fraîche date.
Raison de plus pour cesser de prendre sa vessie pour une lanterne : pouvoir lire ses âneries sans que ça vous gratouille, c’est quand même que du bonheur.

Commentaires

  1. Toi qui as des accointances avec Marguerite Duras dans ce fameux paradis où parait-il on est tellement bourré qu’on ne se rend même plus compte qu’un ange nous gidouille la pastille, dis lui que depuis 15 ans je cherche la contrepèterie de ‘L’amant de la Chine du nord” et que je n’ai toujours pas trouvé et que ça m’énerve. Je te remercie et je ne te souhaite pas un bon Halowen ou halloween où des dizaines de gosses mal élevés viennent réclamer des bonbons. Et n’oublie jamais ce proverbe séoulois:” Il ne faut jamais recongeler des bébés décongelés”
    Etienne Liebig (j’ai une chambre d’ami si tu passes à Paris)
  2. Peut-on rester addictif après une bonne bière?
    (oui bon ben jfais skeuj peux chuis simple petit vermisseau chez mon vénéré maître John Warsen)
  3. Wouf! Il a mis beaucoup de poivre dans cette purée, Mr Liebig. Ca arrache. :/
  4. Pauvre Marguerite.
    Quand j’ai parlé à mon fils des amis de maman, il m’a dit qu’il ne fallait pas les confondre avec les amants de mamie. Je l’interrogerai plus tard sur la chine du nord, c’est assez d’émotions pour aujourdh’ui.
    Etienne, merci pour ta proposition d’hébergement. Si on dîne ensemble, je me permettrai de faire la tambouille moi-même car comme le dit ma chérie, la confiance n’exclut pas la vérification.
    Dado pose une intéressante question : quand tu te fais à manger pour toi, pimentes-tu autant les plats que quand tu te lances dans le “plaisir d’offrir, joie de recevoir” ?
    tiens, ça me fait penser qu’il faut que je fasse un gateau au chocolat, l’antidépresseur naturel favori des alcooliques, pour mon anniversaire de demain.

Je m’suis fait bouddhiste auprès du lopön




Yongdzin Lopön Tenzin Namdak

Un mois et demi après mon initiation spirituelle, l’énergie est là, mais pour l’instant il est très difficile d’en grappiller quelques miettes pour entrer dans les pratiques qui m’y furent suggérées. Et je ne peux mettre ça ni sur le dos de mon boulot, de ma famille ou de mon karma. Et contrairement à ce qu’une lecture trop hâtive de la photo pourrait nous laisser croire, Rinpotche ne nous suggère pas d’un air réjoui de nous mettre rapidement en contact avec la population hellène masculine afin d’y subir un sort mérité vu notre peu d’assiduité.
Pourquoi la mélancolie semble-t-elle un sentiment moins ridicule sinon plus digne que les autres quand il est mis en scène ?
Engouement passager & adhésion au thème et à l’élégance du traitement de la chanson d’Emily Loizeau



Jusqu’à ce que je télécharge son alboum pour découvrir qu’il ne contient que 3 ritournelles dignes de ce nom.
Comme je l’ai volé, je peux même pas crier "remboursez" !
Même problème qu’Alexis HK et toute cette nouvelle génération d’auteurs-compositeurs-interprètes qui ne tiennent pas la marée : faudra qu’elle grandisse.
Moi aussi.
Après 8 jours de mercenariat pour des industriels vendéens, j’ai la tronche d’Arthur H dans son clip avec M, dont le plus beau plan montre les célèbres papounets couvant amoureusement du regard leurs enfants endormis.



Mon client me force à écrire "Faim d’aventure, de rêve et d’émotion ? Mangez des pizzas S…" dans son film. Pourquoi pas ? je me suis bien nourri pendant des années de photogrammes d’organes reproducteurs.
Ce n’est pas la légitimité de la fringale qu’il faut interroger, mais son insatiabilité ontologique.
Des fois je la jouerais bien Al Swearengen, l’avatar de Tony Soprano dans Deadwood : c’est tellement facile de voir les faiblesses des gens fâchés avec leur souffrance et de les retourner les uns contre les autres pour en tirer un profit personnel.
Heureusement que la lucidité est une honnêteté sans amertume.
Lundi j’arrose mes 14 ans sans alcool aux AA. Il y a bien dix ans que je n’ai pas fêté mon annive d’abstinence. Qu’est-ce que je vais leur raconter ? L’alcool, vraiment, maintenant je m’en branle.
En plus, je n’ai rien à me mettre.

Commentaires

  1. Je proteste énergétiquement ! Al Swearengen n’est pas l’avatar de Tony Soprano ! Il y a de la compassion chez Al, et pas chez Tony. Il ne veut pas que ça se sache, c’est tout. Mais il n’y a qu’à voir par exemple l’handicapée qu’il a recueillie (j’espère que tu as vu la saison 2). Il la traite “apparemment” mal, mais ce n’est pas le fond de son action, qui est bénéfique envers elle. Et s’il préserve cette apparence c’est parce qu’il vit au milieu des serpents et qu’il perdrait son autorité s’il se montrait “bon”. Mais il n’est pas mauvais. Alors que Tony est mauvais.
  2. Bienvenue au club.
    Tu sais en quoi consiste le samaya dzogchen ? Le samaya c’est l’obligation d’effectuer certaines choses, si tu prends une initiation tantrique pour une pratique particulière tu t’engages à faire cette pratique tous les jours. Le samaya dzogchen est infiniment plus simple et plus difficile, c’est d’essayer de se trouver dans l’état de dzogchen. Non pas d’y être sinon on le romprait tous les jours mais d’essayer. Le plus simple pour essayer c’est le guru yoga qui peut se faire en quelques secondes seulement (il s’agit d’unir son état d’esprit à celui de son maitre).
    Pour les pratiques il me semble que l’important c’est d’avoir du plaisir à les faire sinon autant s’en abstenir. Enfin parfois il faut se bouger pour ensuite avoir du plaisir mais le mieux c’est d’avoir du plaisir dès le départ en ayant conscience de la chance que l’on a. Il n’y a pas un endroit ou un moment plus extraordinaire. (Donc si on pense à ce que l’on va faire ensuite ou pourrait faire à la place c’est mal parti). Ensuite tu laisses venir et cela dure le temps que cela dure.
    Je dis cela autant pour moi (qui est aussi de la peine à ne pas les interrompre) et parce que je viens de lire un passage sur le samaya.
    Sinon c’est pas mal Emily Loizeau (enfin la chanson de youtube), je ne connaissais pas.